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wɔɛ-academy | l’école libre du wɔɛlab Lomé

18 Mar

WoeLAb

wɔɛ-academy est le département du wɔɛlab qui coordonne et encourage la diffusion des connaissances #LowHighTech libres et gratuites, accessible à tous. L’initiative est très simple mais louable: permettre aux populations  d’acquérir des compétences  appréciables dans le domaine des nouvelles technologies de l’informatique et de l’entreprenariat.

Ainsi chaque semaine, beaucoup de jeunes sont formés gratuitement par des Webnautes, des Geeks informaciens et des programmeurs sur des thématiques du design, du opensource, de la programmation, du hacking, du prototypage et de la robotique.

Alors vous êtes informacien professionnel ou amateur, vous disposez d’un talent particulier dans le domaine des NTIC et vous nourrissez l’envi de partager gratuitement vos compétences avec les autres, contactez le wɔɛlab…

contact: 91486366 / 90522495

Les formations au wɔɛ-academy tiennent tous les mercredis après-midi au siège du wɔɛlab Lomé

lieu: wɔɛlab Lomé | Quartier Djidjolé | 227 Aflao Gakli- Rue 101 (rue du marché) | face bâtiment Ameyi.

Restez informés sur les formations en cliquant « j’aime » sur cette page facebook wɔɛlab Lomé ou en faisant un petit tour sur le site officiel

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Loi No 2010-017 du 31-12-2010 relative à la production, la commercialisation, a la consommation des cigarettes et autres produits du tabac au togo: bientôt deux ans, où en sommes nous?

14 Oct

Le 31 Décembre 2010 l’Assemblée nationale Togolaise à délibéré et adopté la Loi No 2010-017 relative à la production, la commercialisation, la consommation des cigarettes et autres produits du tabac au Togo. Promulguée par le Président de la République Faure Gnassimgbé; cette loi comporte 8chapitres et 38 articles.

Bientôt deux ans que cette loi à été promulgue par l’Assamblée Nationale et publiée au journal officiel du Togo « Togopress »; mais un constat notoir est que la population n’est bien informée sur le sujet et aussi les disposition de cette loi tardent rentrer dans le vécu quotidient des togolais.

Coup d’oeil sur les grandes articulations de cette loi:

CHAPITRE IV : DISPOSITIONS FINALES RELATIVES A LA CONSOMMATION ET A
LA VENTE DU TABAC ET DE SES PRODUITS DERIVÉS
Section 1:Interdiction de fumer dans les lieux publics
Article 11 : Il est interdit de fumer dans les locaux et véhicules à usage collectif tels que :
-établissements scolaires, universitaires et centre d’apprentissage ;
-établissement sanitaires ;
-salles de spectacles, de cinéma, de théâtre, de concerts ;
-salles et terrains de sport ;
-bibliothèques ;
-ascenseurs ;
-services ouverts au public ;
-bâtiment gouvernementaux ;
-véhicules de transport en commun ;
-stations d’essence ;
-ou tout autre lieu fréquenté par le public.
Article 12 : Dans les lieux publics suivants, des places ou espaces doivent être aménagés aux
fumeurs :
-les transports de mer ;
-les gares routières, fluviales, maritimes, ferroviaires, halls d’aéroport en commun ;
-les hôtels, les restaurants et bas.
-Les zones aménagées aux fumeurs feront l’objet de signalisations apparentes.
CHAPITRE VII :- COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE TABAC
Article 32 : Il est créé et placé sous la tutelle du ministère de la santé un comité national de lutte
contre le tabac.
Il à pour mission de :
-mettre en œuvre la politique nationale en matière de lutte contre le tabac ;
-renforcer l’action d’information, d’éducation et de communication pour le changement de
comportement sur les méfaits liés à la consommation du tabac et sur les avances du sevrage
tabagique ;
-élaborer et mettre en œuvre des programmes de formation et de recherche appliquée et de prise en
charge médico-sociale ;
-apporter appui et protection aux acteurs et organismes intervenant dans la lutte contre le tabac ;
-mobiliser des ressources nécessaires à son fonctionnement.

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Télécharger la version document portable(PDF) de cette loi telle que publiée dans le journal officiel du togo du 31 Décembre 2010  en cliquant ici

Les conducteurs de taxi-moto: coup d’œil sur un métier en plein essor au Togo

31 Août

Ils sont des milliers de togolais qui embrassent la carrière de taxi-moto, communément  appelé  » Zémidjan »
Dans les plus grandes villes du pays et même dans les endroits les plus reculés, les Zémidjan remorquent hommes, femmes ainsi que des marchandises d’une localité à une autre moyennant de l’argent.
Importé du Bénin voisin dans les années 90, le corps de métier des  conducteurs de taxi-motos ne cesse de croître en effectif. A la faveur du chaumage grandissant et du manque d’emploi bien rémunérés, beaucoup de jeunes diplômés d’universités et autres écoles de commerce  se voient contraints d’exercer ce métier pour pouvoir subvenir à leurs besoins quotidiens.

D’autres exercent ce métier par occasion.

Puisqu’au Togo, à priori rien ne différencie le conducteur de taxi-moto du citoyen lambda sur sa moto, il est parfois observé que certains font le métier de Zémidjan par occasion.
« …la vie devient de plus en plus chère…Des fois quand je rentre du service, certains passants me demandent de les remorquer moyennant quelques sous. Et c’est comme cela que c’est rentré dans mes habitudes. Chaque soir après le boulot je bosse un peu un peu ; histoire de trouver au moins quoi payer le carburant… » ; Confie Ankou, un employé au Port Autonome de Lomé. Ce qui fait qu’au Togo chaque individu possédant une moto est un conducteur potentiel de taxi-moto et il est courant de se tromper en voulant prendre un  taxi-moto.

Les zémidjan acteurs de la vie économique et socio-politique

Les zémidjan relient les fermes les plus éloignée aux grandes agglomérations. Ils favorisent le transport des produits agricoles, les marchandises  et des commerçants  des villages vers les marchés. De nos jours les togolais ont adopté le zémidjan. Avec l’état  de dégradation des routes togolaises et par rapport aux difficultés que rencontrent les voitures de transport sur ces routes, recourir aux zémidjan devient la seule alternative pour arriver à transporter ses marchandises sur les marchés.

Le zémidjan devient un métier de plus en plus prisé par les jeunes togolais, employés ou non.

Ainsi le métier rapporterait pour un conducteur des revenus non moins négligeables. Si l’on considère un Zémidjan qui enregistre une recette brute de 5000FCFA par jour, il lui reviendra 3000FCFA, après déduction des frais de carburant. Sur la base d’un mois de travail de 26 jours, un conducteur de taxi-moto gagnerait donc près de 7800FCFA. Dans un pays ou le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) est à 35000FCFA, le zémidjan peut se considérer comme heureux.

«Très facile de remporter les élections en Afrique, si vous avez les zémidjan  vos côtés… » Remarque Bodjona, un jeune togolais. L’exemple le plus palpable s’est illustré  par le grand rôle que les Zémidjan on joué  dans la réélection du président Yayi Bony lors des dernières élections présidentielle au Bénin. Souvent utilisés comme force humaine dans les campagnes électorales  les zémidjan colportent ; si on peu le dire ainsi, les informations et les projets de campagne de leurs candidats préférés dans les recoins les plus reculés qui sont difficilement accessibles aux média.
Les zémidjan sont aussi utilisés dans les services de renseignements. On ne saurait dire si c’est de vrai zémidjan ou des policiers déguisés en conducteurs de taxi-moto qui opèrent dans ce cas. Par rapport au fait que ces conducteurs de taxi-moto sillonnent à longueur de journée les artères des villes, ils recueillent ou essaient de soutirer des informations sur un fait passé ou à venir. D’habitude c’est le zémidjan qui, lorsqu’il transporte un client, commence la discussion sur le sujet sur lequel il cherche des informations.
C’est aussi eux qui sont les grands lecteurs de presses. Il suffit de faire un tour chaque matin dans les différents points de vente de presses pour voir des zémidjan  attroupés autour de ces points de vente ; et c’est des débats bouleux qui débouchent parfois sur des engueulades.
Souvent réputés pour leur capacité à orchestrer des actes de vandalisme au cours des manifestations populaires et des grèves, les manifestations des conducteurs de taxi-moto sont les plus craintes par les autorités policières du pays.

Les zémidjan souvent mis en cause dans les accidents de circulation

Tous les jours, on déplore sur les routes de la capitale togolaise et des autres localités du pays, de nombreux accidents de circulation. Les conducteurs de taxi-moto sont impliqués dans la plupart de ces accidents de la route. Selon les statistiques recueillies au Centre Hospitalier Universitaire de Tokoin, au cours de l’année 2011, 70 % des accidents de la circulation impliquent les Zémidjan. Cette situation résulte de nombreux facteurs.

Plus de 90 % des conducteurs de motos n’ont pas le permis de conduire au Togo. Ils ignorent aussi les principes élémentaires du code de la route. L’essentiel est de savoir faire rouler une moto pour circuler librement, la connaissance du code de la route n’est pas une nécessité pour beaucoup d’entre eux. « Ce n’est pas de gaité de cœur que nous faisons ce métier. Qu’on ne vienne pas nous dire de passer l’examen du permis », s’indigne Agbé un conducteur de taxi-moto.

L’exode rural est aussi pour beaucoup dans les accidents de la route dans lesquels sont impliqués les zémidjan. La vie au village est aujourd’hui précaire. La baisse du pouvoir d’achat des paysans togolais a atteint des proportions exponentielles. La terre semble ingrate pour celui qui la cultive et n’arrive plus à vivre des fruits de son travail. Certains paysans ont donc décidé d’émigrer vers les villes et surtout dans la capitale. Il leur suffit d’implorer un parent citadin qui retourne au village pour qu’il accepte de les héberger pour un temps dans sa résidence en ville. Le parent quand il a les moyens achète une moto qu’il confie au nouveau venu ou lui facilite l’accès à un engin d’un tiers et voilà notre néo-citadin devenu en l’espace d’une semaine, un « zémidjan ». Ignorant tout du code de la route, ces zémidjan font des manœuvres dangereuses sur les artères des villes et causent souvent les accidents de la route.

La majorité des conducteurs de taxi-moto, compte tenu de la pénibilité du travail, sont abonnés à l’alcool et aux substances dopantes. Un tour les matins de bonne heure dans les échoppes de vente de Sodabi ; la boisson alcoolisée locale, montre la réalité de la situation. Ce sont les conducteurs de taxi-motos qui constituent la majorité des clients qui s’attroupent au comptoir des vendeurs de sodabi. « Chaque matin, je dois boire mon huitième de litre de sodabi pour bien travailler. Cela m’évite la fatigue. J’apprécie beaucoup le sodabi au gingembre parce qu’il guérit les plaies internes au corps. Mes camarades dans le métier sont aussi abonnés de sodabi à cause des conditions de notre travail. Et puis il y a certains jeunes qui poussent plus loin en fumant la marijuana ou le cannabis. Ce sont eux qui sont dangereux. Ce sont eux qui filent à vive allure sur les routes », témoigne Azé, un conducteur de taxi-moto d’une quarantaine d’années.

Ce sont aussi ces zémidjan qui provoquent des incidents sur la route. Ils sont pour la plupart du temps les premiers à proférer des injures au moindre accrochage ou incident avec un autre conducteur ou piéton. Il faut dire que la plupart de ces zémidjan sont des aigris qui trouvent toutes les occasions propices pour déverser leur trop-plein de colère. Et leur préoccupation est de faire le plus vite possible des recettes. La prudence n’est pas leur tasse de thé.

Le Zémidjan un métier à risques

Toujours  mal soignés à cause de leur niveau de vie très faible, les zémidjan souffrent de certaines maladies comme l’hernie, les faiblesses sexuelles et parfois le rhume et les conjonctivites aigüe. C’est encore eux qui sont les grands consommateurs des médicaments de rue.
« …je souffre de l’hémorroïde depuis environ deux ans et j’avoue que cela me fait beaucoup des dépenses…Je ne peu pas aussi abandonner le métier de zémidjan. Parfois ma santé ne me permet pas de travailler mais je dois le faire pour pouvoir gérer les besoins de ma femme, de mes deux enfants et de mon demi-frère donc je m’occupe après le décès de notre papa…Je fais le Zémidjan depuis 2008 et c’est seulement dans mes deux premières années que j’ai vraiment joui des fruits du métier… » Révèle Koami un conducteur de taxi-moto à Lomé.
Les zémidjan sont souvent victimes des braquages et de voles à mains armées. Parfois ils perdent leur vie. Ces derniers temps ces braquages jadis à répétition ont diminué dans le pays et ce grâce aux nouvelles mesures de sécurités prises par les autorités en charge de sécurité sur dans les villes du pays.

Les zémidjan, un  secteur d’activité à restructurer

Vu que le métier de conducteur de taxi-moto emploie un nombre important de jeunes togolais, et joue un rôle non moins important dans la vie socio-politique et économique du pays, les gouvernants togolais sont invités à prendre des dispositions pour restructurer ou  réglementer le métier afin d’avoir un meilleur développement. Cela peut se réaliser à travers le port d’une uniforme; ce qui identifie un zémidjan des autres citoyens, des séries de formations et des sensibilisations sur le rôle citoyen des conducteurs de taxi-moto dans le développement socio-économique.