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Journée mondiale de la femme et le concepte de l’autonomisation des femmes rurales en Afrique

8 Mar

En contribuant de manière déterminante aux économies mondiales, les femmes rurales jouent un rôle crucial dans les nations développées comme en développement : elles renforcent le développement agricole et rural, améliorent la sécurité alimentaire et peuvent aider à réduire le niveau de pauvreté au sein de leur communauté. Dans certain partie du monde, les femmes constituent, selon les estimations des Nations Unies, 70% de la main-d’œuvre agricole, comptant pour 43% des travailleurs agricoles par le monde.

Les estimations montrent que si les femmes bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient  augmenter les récoltes de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine de 100 à 150 millions de personnes.

L’inégalité entre les sexes et l’accès limité au crédit, aux soins de santé et à l’éducation ont toutefois posé un certain nombre de problèmes aux femmes rurales. La crise alimentaire et économique mondiale de même que les changements climatiques n’ont fait qu’aggraver la situation. Les Nations Unies estiment par exemple que 60% des personnes victimes de la famine sont des filles.

Et pourtant l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) estime que les gains de productivité réalisés en garantissant  aux femmes l’égalité de l’accès aux engrais, aux semences et aux outils pourrait permettre de réduire le nombre de personnes affamées de 100 à 150 millions.

Cela voudra dire inévitablement que les femmes rurales contribuent énormément au développement économique de la société et il serait plus avantageux de mettre à leur disposition des outils matériels, financiers et mêmes juridictionnels; histoire d’aboutir à leur autonomisation. L’autonomisation des femmes rurales suppose l’accroissement de leur force sociale, politique, économique et spirituelle, tant sur le plan individuel que collectif, ainsi que l’élimination des obstacles qui pénalisent les femmes et les empêchent d’être pleinement intégrées dans les différents secteurs de la société…….

En Afrique beaucoup d’ONG luttent pour l’effectivité du concept de l’autonomisation des femmes rurales. L’ONG Women In Law and Development in Africa (WILDAF) a lancé en Octobre 2011 un projet dénommé Utiliser la loi comme un outil pour l’autonomisation des femmes rurales en Afrique.  L’initiative à fait observer que ≪sans la terre la femme n’est rien≫ et que la population même ne représente rien sans cette terre, car ce sont les femmes qui la nourrissent à travers leurs activités. Aussi face à la méconnaissance de leurs(les femmes rurales) droits sur leurs terres, les initiateurs de ce projet ont jugé judicieux de sensibiliser les agricultrices  afin de conforter ces droits pour avoir des revenus plus importants.

Pour finir cet article sur la journée mondiale de la femme, permettez que nous fassions un bref historique sur la question :

La journée mondiale de la femme est l’histoire de femmes ordinaires qui ont fait l’histoire ; elle puise ses racines dans la lutte que mènent les femmes depuis des siècles pour  participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes. Dans l’antiquité grecque, Lysistrata a lancé ‘’une grève sexuelle’’  contre les hommes pour mettre fin à la guerre ; pendant la révolution française de mandant ≪liberté, égalité, fraternité≫ ont marché sur Versailles pour exiger le suffrage des femmes…

 

 

Protection de l’environnement au Togo: 9mois après la signature du décret fixant les modalités de gestion des déchets et embalages plastiques, quels changements pour le pays?

17 Oct

Un peu partout au Togo, on constate que les populations ont pris l’habitude d’adopter les sachets plastiques comme le principal emballage ou sac. Elles les utilisent pour emballer  les aliments (même chaud), aller au marché, emballer les vêtements et tout produit de magasin ou de boutique. Après usage, ces sachets sont jetés à même le sol, ou pas forcement dans les poubelles. Bouchant les carnivaux et jonchant les dépotoirs, ces sachets s’éparpillent dans l’environnement au moindre souffle du vent. Les études scientifiques nous révellent que ces sachets produits entre 10 et 15 minutes, tenez vous bien, ne sont entièrement dégradables que  plus de quatre cent mille ans (400 000) après. Ils sont en partie ou presque responsables des maladies dont souffrent les populations et des catastrophes naturelles fréquentes dans le pays; telles que les inondations du fait de leur longévité (400 000 ans) , les sachets plastiques, en s’enfouissant dans le sol, empêchent les eaux de pluie de s’infiltrer dans la nappe phréatique, engendrant ainsi la stagnation progressives qui abouti à une inondation.

Conscient de ce phénomène, le gouvernement togolais a signé le 5Janvier 2011 le décret N* 2011-003/PR fixant les modalités de gestion des déchets et emballages plastiques au Togo, assorti d’un moratoire de 6 mois aux importateurs et de 9 mois aux producteurs. Après l’arrivée à échéance de ces moratoires; le dernier le 5 Octobre passé, le Togo à opter pour l’usage des emballages plastiques biodégradables. Mais, plus de 9 mois après la signature de ce décret interdisant la production et l’importation, la distribution et la commercialisation des sachets et emballages plastiques non-biodégradables,  rien a évolué à ce sens. Ces emballages et sachets  plastiques gardent toujours leur valeur sur le marché togolais. Pis, aucun programme de recyclage n’a été mis en place; du moins sur le terrain, pour diminuer le nombre ou la quantité des déchets plastiques dans le pays.

Au delà des discours et des décrets,le gouvernement togolais doit passer à l’acte, en effectuant des contrôles fréquents sur le marché national et sanctionner ou poursuivre les contrevenants audit décret en justice. Cela permettra d’exiger  un environnement sain pour tous; l’un des droits les plus reconnus à tout être humain et dont l’ état est le premier garant ; comme le stipule l’article 41 de la constitution togolaise du 14 Octobre 1992.

 L’ Etat togolais peut par exemple mettre en place une commission, spéciale, pour faire des campagnes de sensibilisation autour du sujet, et mettre sur pieds un organisme de recyclage des déchets plastiques qui se chargera de la collecte des sacs et sachets plastiques non bio dégradables.

Un comportement citoyen est aussi nécessaire de la part de la population togolaise qui doit inscrire l’utilisation des sachets plastiques dans ses habitudes quotidiennes. Nous devons tous savoir que la question d’un environnement sain n’est pas seulement une affaire des gouvernants, mais de nous tous; nous en tant qu’être humains